Pourquoi les articulateurs sont-ils si importants ?

Photo de couverture article articulateurs

 

Outil encore trop méconnu et mal aimé, l’articulateur est pourtant un indispensable pour réaliser les prothèses dentaires. Derrière ce mot articulateur, on peut retrouver un occluseur plutôt simple à un modèle d’articulateur semi-adaptable ou entièrement adaptable. Pourquoi l’articulateur est-il si important et en quoi l’Artex se distingue-t-il des autres ?

 

C’est quoi un articulateur ?

C’est un instrument qui permet de recréer les mouvements de la mâchoire d’une personne. Plus précisément, les articulateurs permettent de reproduire les rapports intermaxillaires. Les modèles d’empreintes de la dentition (partie supérieure et inférieure) sont montés sur l’instrument. Cet outil va donc simuler l’occlusion. Les articulateurs dentaires sont utilisés par les dentistes, les orthodontistes et les prothésistes dentaires.

 

Artex prise d'infos femme

 

 

A quoi ça sert ?

L’articulateur permet d’obtenir des informations sur les relations statiques existantes des mandibules d’un patient en vue de les transférer et de les analyser. Le prothésiste a besoin de visualiser la position des dents du patient et cela va permettre de concevoir et de réaliser un plan de traitement pour une prothèse dentaire.

 

Comment ça marche ?

Le transfert du « modèle supérieur » se fait à l’aide de l’arc facial, généralement directement en cabinet dentaire. L’arc facial est un instrument qui donne des mesures précises et rapides de la relation crâne/axe charnière du maxillaire supérieur. Il peut être numérique comme le Zébris ou non. C’est seulement la rotule, qui a le moule des empreintes du patient, qui va être envoyé au laboratoire pour analyse.

 

 

 

Une fois les informations arrivées en laboratoire, on place cette rotule sur la table de transfert puis on prépare une clé de montage sur l’articulateur, c’est-à-dire que le modèle des empreintes est fixé aux branches de celui-ci sur un socle en plâtre.

 

 

 

 

 

Pourquoi avoir un articulateur est-il si important ?

 

L’articulateur permet d’établir un plan de traitement en visualisant notamment la situation clinique et les corrections thérapeutiques. Autre chose importante, l’articulateur permet de communiquer l’ensemble des informations directement au patient de manière compréhensible et visuelle pour lui. Il représente donc une véritable aide à la réalisation des plans de traitement.

 

 

 

 

C’est aussi un outil de communication indispensable entre le dentiste et son prothésiste : l’articulateur représente le lien direct entre le cabinet et le laboratoire. Sans lui, de nombreuses informations manquent et peuvent entacher cette relation.

 

 

 

La précision et la fiabilité de l’instrument sont des points majeurs : l’articulateur va donner des données chiffrées à travers ses réglages (pente condylienne, angle de Bennett, tige incisive…).

 

Dernier point non négligeable : l’articulateur va prévenir des erreurs occlusales. Sans lui, c’est plus facile de commettre des erreurs dans la mise en place du plan de traitement. Ces erreurs coûtent très cher : s’il y a une inadaptation à la bouche du patient, la prothèse doit être immédiatement renvoyée au laboratoire pour être refaite. En utilisant un articulateur, le laboratoire et le praticien vont gagner du temps et de l’argent.

 

 

 

 

Quels sont les types d’articulateurs ?

Il y a deux types d’articulateurs : les mécaniques et les virtuels.

Les articulateurs virtuels sont possibles grâce à la CFAO (Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur). Dans ce cas de figure, le praticien prend l’empreinte du patient grâce à une caméra optique. Ensuite, cette empreinte va permettre d’obtenir un modèle virtuel en 3 dimensions. Les modèles virtuels sont par la suite exploités par un logiciel. Mais la seule prise d’empreinte ne suffit pas !
L’arc facial numérique tel que le Zébris permet de retranscrire les mouvements de la mâchoire. L’articulateur sera alors entièrement manipulable et modifiable sur l’écran de l’ordinateur comme par exemple avec le logiciel Exocad Ceramill Mind Artex.

 

 

 

 

Parmi les articulateurs mécaniques, il en existe deux formes : les géométriques et les anatomiques. Les articulateurs géométriques ne sont pas adaptables alors que les articulateurs anatomiques peuvent être adaptables, semi-adaptables ou non adaptables.

Non-adaptables : permettent seulement des mouvements verticaux et horizontaux

Semi-adaptables : ils prennent en compte les mouvements de base (verticaux et horizontaux) et les axes charnières grâce aux arcs faciaux.

Adaptables : ce sont les plus complets car ils prennent en compte tous les mouvements, l’orientation des modèles, les trajectoires et la distance.

 

 

Les articulateurs peuvent aussi être Arcon ou non-Arcon

Les articulateurs de type Arcon sont plus précis car les éléments condyliens sont situés au même endroit que sur la mandibule, sur la partie inférieure de la machine. Les deux branches de l’articulateur peuvent se désolidariser.

Les articulateurs de type non-Arcon sont moins précis car les éléments condyliens sont situés à deux endroits différents (un sur la partie supérieure et l’autre sur la partie inférieure)

 

 

L’Artex

 

 

 

C’est la gamme d’articulateurs la plus répandue au monde. Il est possible de détecter, contrôler et éliminer les défauts de moins de 20µm. Léger, stable et ergonomique, il est complet, précis et fiable.

 

 

Découvrir les différents modèles

 

Artex BN : articulateur non-Arcon pour une entrée bon marché

 

 

 

  • Éléments fonctionnels précis en aluminium et en acier inoxydable
  • Système de plaques magnétiques intégrées pour modèles
  • Condyle fixe avec un rayon de trajectoire de 19 mm
  • Pente condylienne sagittale fixe moyenne de 35°
  • Angle de Bennett fixé à 15°
  • « Clic » – loquet de verrouillage rapide en relation centrée

 

 

Artex CR : articulateur de type Arcon pour la gestion de modèles et appareil universel de diagnostic et thérapie

 

 

 

 

  • Fonction SideShift (décalage immédiat) réglable de 0 à 1.5 mm de chaque coté
  • Protusion réglable de 0 à 6 mm
  • Rétrusion réglable de 0 à 2 mm
  • Distraction pour détente de l’articulation temporo-mandibulaire comprimée de 0 à 3 mm
  • Idéal pour analyse de modèle, fabrication de gouttières et correction
  • Pente condylienne à inclinaison variable entre -20° et + 60°
  • Angle de Bennett réglable de -5° à + 30°

 

Artex CN : le modèle de base de type non-Arcon en carbone

 

 

 

  • Manipulation simple et conviviale
  • 3 positions de travail anti-culbute
  • Centrique par verrouillage des clips
  • Pente condylienne moyenne sagittale 35°
  • Angle de Benett réglable 0 à 20°

 

Artex CT : articulateur non-Arcon partiellement réglable

 

 

 

  • Pente condylienne sagittale réglable -15 à 60°
  • Angle de Benett réglable 0 à 20°
  • Verrouillage de centrique par clips
  • Tiges arbitraires pour transfert direct avec l’arc facial

 

 

 

Artex CPR : l’articulateur de base de type Arcon

 

 

  •  Partiellement ajustable avec 3 positions de travail anti-bascule
  • Clips de verrouillage de la centrique très précis et stables par semi-arbres mécaniquement guidés
  • Tiges arbitraires pour le transfert direct avec l’arc facial
  • Artex Pente condylienne à inclinaison variable entre -20° et + 60°
  • Distraction pour détente de l’articulation temporo-mandibulaire comprimée de 0 à 3 mm
  • Clip Arcon pour empêcher la chute des deux parties de l’articulateur quand la centrique est ouverte
  • Angle de Bennett réglable de -5° à + 30°
  • Rétrusion progressive réglable de 0 à 2 mm

 

 

 

La calibration d’un articulateur Artex

 

 

 

 

Nos dernières actualités

OneDDental, le nouveau centre de santé dentaire à la Défense

OneDDental, le nouveau centre de santé dentaire à la Défense

OneDDental nouveau centre de santé dentaire va ouvrir ses portes début janvier 2022 au niveau de l’Esplanade de la Défense… c’est l’occasion de mettre en avant ce projet ambitieux et innovant, véritable parcours de soins médicaux et dentaires dans un environnement qualitatif et éco-responsable. Entretien à suivre avec Jacques Besserat, co-fondateur du projet.