Le châssis en chrome cobalt est le produit qui résume le mieux le métier : technique, chronophage, et rarement rentable quand il faut le reprendre. La fusion laser sur lit de poudre change les termes du problème. Pas en supprimant la coulée — en la rendant facultative.
La machine dont il est question ici
La HBD 150D imprime le chrome cobalt au laboratoire : châssis, armatures et barres implantaires, en système ouvert.
Deux procédés, deux endroits où ça se joue
En coulée, la qualité se décide avant le métal : maquette, mise en revêtement, temps de chauffe, retrait. Un défaut à ce stade se paie en reprise, parfois en refonte complète. Le savoir-faire de l’opérateur porte toute la chaîne.
En fusion laser, la pièce est construite couche par couche à partir du fichier de conception : le laser fond la poudre de chrome cobalt là où la CAO l’a défini, sur 10 à 50 µm d’épaisseur à chaque passe. La géométrie sort telle qu’elle a été dessinée. Le travail se déplace vers l’amont — la conception et l’orientation des pièces — et vers l’aval : retrait des supports, traitement thermique, finition.

Ce que la fusion laser change concrètement
Le délai
Un plateau de 16 châssis imprimé en 4h30. Une série lancée le matin est disponible dans la journée : deux cycles quotidiens deviennent envisageables sur la même machine.
La régularité
La seizième pièce du plateau est identique à la première. Le taux de reprise devient prévisible, donc chiffrable.
Les géométries
Grilles fines, connexions complexes, barres implantaires d’une seule pièce : des dessins abandonnés en conception redeviennent réalisables.
La sous-traitance
Elle redevient un choix. Les urgences et les petites séries restent en interne, le reste part si cela a du sens.

Ce que la fusion laser ne change pas
Il serait malhonnête de présenter l’impression métal comme un bouton sur lequel appuyer. Trois postes restent entiers :
Le post-traitement. Découpe des supports, traitement thermique de détente, sablage et polissage : c’est du temps de technicien, et c’est le poste le plus souvent sous-estimé au moment de calculer un retour sur investissement.
La conception. Une pièce mal orientée sur le plateau, ce sont des supports au mauvais endroit et une finition qui s’allonge. La compétence se déplace, elle ne disparaît pas.
La gestion de la poudre. Tamisage, stockage, traçabilité des lots : une organisation à mettre en place, avec ses équipements auxiliaires.
À partir de quel volume est-ce pertinent ?
La question n’est pas seulement le nombre de châssis par mois, mais ce que coûte aujourd’hui la dépendance à un tiers : délais subis, séries à refaire, urgences impossibles à honorer. Un laboratoire qui sous-traite régulièrement du métal a en général déjà le volume — ce qui lui manque, c’est la visibilité sur le coût complet, post-traitement compris.
Le raisonnement se tient en trois chiffres : le volume mensuel réel, le coût actuel tout compris de la sous-traitance, et le temps de technicien disponible pour le post-traitement. Ce sont ces trois-là qu’il faut poser avant de regarder la moindre fiche technique.
Voir les caractéristiques complètes
Plateau, puissance laser, atmosphère, équipements auxiliaires et vue 360° de la machine.
Concrètement, avec quelle machine ?
La HBD 150D est la machine que nous installons pour cet usage : plateau rond Ø158 × 100 mm, un ou deux lasers de 300 à 500 W, couches de 10 à 50 µm, atmosphère protectrice sous azote, et un système ouvert qui laisse le laboratoire maître de ses paramètres. Elle imprime le chrome cobalt pour les châssis, les armatures et les barres implantaires.
Autour de la machine, le flux se complète avec le tamisage de la poudre, la découpe, le four de traitement thermique et la finition — l’ensemble est détaillé sur la fiche produit. Et si la question porte plus largement sur l’équipement du laboratoire, notre configurateur et notre guide de choix traitent le versant usinage.
Vous étudiez le passage au métal imprimé ?
Nous posons les chiffres avec vous — volume, coût actuel, temps de post-traitement — avant de parler machine. Installation, formation et maintenance en local, partout en France.



