Dans un laboratoire, une usineuse ne coûte pas cher quand elle tourne : elle coûte cher quand elle attend. Chaque disque à changer réclame quelqu’un devant la machine, et cette contrainte fixe la production aux heures d’ouverture de l’atelier. La Deprag D5 MAX répond à ce point précis : un changeur automatique de huit disques, cinq axes simultanés et un usinage à sec conçu pour la production non surveillée.
Vous voulez la voir tourner sur vos cas ? Nos équipes se déplacent partout en France pour une démonstration sur site, et la fiche technique complète est disponible sur demande.
Le chargeur, ce paramètre qu’on regarde en dernier
Quand un laboratoire compare deux usineuses, la discussion porte presque toujours sur la broche, la précision ou les matériaux acceptés. Le changeur automatique de disques arrive en fin de liste, alors que c’est lui qui détermine le nombre d’heures réellement productives.
Le raisonnement est simple. Sans chargeur, la machine produit tant qu’un opérateur est là pour remplacer le disque : en pratique, la durée d’ouverture de l’atelier. Avec un chargeur rempli en fin de journée, elle enchaîne les disques seule et la production se poursuit le soir, la nuit et le week-end. L’amortissement de la machine, lui, court de toute façon.
C’est le sens du terme employé par le constructeur pour cette gamme : une production « black light », c’est-à-dire lumière éteinte, sans personne dans l’atelier.
Ce que fait la D5 MAX
Huit disques enchaînés sans intervention
Le changeur automatique accepte huit disques. Le disque suivant est déjà en place lorsque le précédent est terminé : la machine passe d’un travail à l’autre sans validation humaine. Le magasin d’outils suit la même logique avec dix positions et un fraisage à 90°, ce qui évite l’autre interruption classique, le changement de fraise.
Cinq axes simultanés
La D5 MAX travaille en cinq axes simultanés, avec un axe A à ±30° et un axe B à 360°. C’est ce qui permet les dépouilles, les piliers angulés et les géométries que trois axes ne sortent pas correctement.
Une broche de 1,8 kW
La broche monte à 60 000 tr/min pour 1,8 kW, avec un refroidissement par eau. La pince collet de ø6 mm et le porte-blocs C-CLAMP couvrent aussi bien les disques que les blocs.
Côté encombrement, comptez 808 × 750 × 881 mm pour 180 kg : la machine s’installe dans un atelier existant sans réaménagement lourd. Elle est certifiée CE et FCC.
À sec : ce que cela implique vraiment
La D5 MAX usine à sec uniquement. Ce n’est ni un défaut ni une qualité en soi, c’est un choix d’atelier. L’usinage à sec supprime le circuit d’eau, la cuve, le nettoyage du bac et le traitement des boues : moins d’entretien quotidien, moins de bruit, moins de consommables.
En contrepartie, il écarte les matériaux qui exigent une irrigation, au premier rang desquels le titane et le chrome cobalt. Un laboratoire qui produit du métal a besoin d’une machine humide ou d’une machine mixte à côté — ou d’un autre procédé, comme la fusion laser métal.
Les matériaux couverts à sec restent l’essentiel du volume d’un laboratoire prothétique : zircone, PMMA, cire, PEEK et résine composite. En indications, cela donne couronnes, bridges, facettes, inlays et onlays, gouttières, modèles et guides chirurgicaux.
Si la zircone constitue le gros de votre production, notre article sur l’usinage de la zircone à sec détaille les critères à regarder avant de choisir.
Pour quel laboratoire ?
La D5 MAX s’adresse aux laboratoires dont le volume dépasse ce qu’une journée d’atelier permet d’usiner. Le calcul à faire n’est pas théorique : comptez le nombre de disques que vous passez par semaine, puis regardez combien d’entre eux sont lancés par un opérateur qui aurait pu faire autre chose.
En dessous de ce seuil, une usineuse cinq axes sans chargeur suffit souvent et coûte moins cher. Au-dessus, l’automatisation ne se paie pas en confort mais en capacité : c’est du volume produit sans embauche supplémentaire, dans un métier où 44 % des entreprises de la branche déclarent des difficultés de recrutement (enquête annuelle UNPPD / Institut i+c, données 2017 ; difficultés confirmées par le panorama de branche OPCO EP 2023).
Si vous hésitez entre plusieurs modèles, notre guide et son configurateur d’usineuses posent les trois questions qui écartent le plus vite les modèles inadaptés : matériaux travaillés, sec ou humide, besoin ou non d’un chargeur.
Installation, formation et suivi
Une machine qui produit sans surveillance ne s’installe pas en la déposant dans un coin de l’atelier. Chez Dental Inc, la livraison est précédée d’un état des lieux des locaux et des systèmes déjà en place, puis l’installation et la formation se font sur place, partout en France. Le suivi passe ensuite par une ligne dédiée et des passages réguliers.
La fiche complète de la machine, avec l’ensemble des caractéristiques, est disponible sur la page Deprag D5 MAX.
Questions fréquentes
Combien de disques la D5 MAX peut-elle enchaîner ?
Huit disques, chargés dans le changeur automatique. La machine passe de l’un à l’autre sans intervention, ce qui permet de lancer une série en fin de journée et de la récupérer le lendemain.
La D5 MAX peut-elle usiner le titane ?
Non. Elle usine exclusivement à sec : zircone, PMMA, cire, PEEK et résine composite. Le titane et le chrome cobalt exigent une irrigation et relèvent d’une machine humide ou mixte.
Quelle différence avec une usineuse cinq axes sans chargeur ?
La cinématique et la précision sont comparables. La différence porte sur l’amplitude de production : sans chargeur, la machine s’arrête à chaque disque terminé ; avec un changeur de huit disques, elle continue en dehors des heures de présence.



